Dans notre Mémoire Familiale : Eugénie FOURCAMPREY

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Aujourd'hui, je vais vous raconter l'histoire de mon arrière-arrière-grand-mère paternelle, Eugénie FOURCAMPREY. Elle est née à l'hospice de Louviers dans le département de l'Eure, le 08 mars 1858. Elle est la fille naturelle mais reconnue de Louis Romain FOURCAMPREY, chaussonnier de profession, et de Alexandrine Élisa SAINT OUEN, marchande de chiffon. Le couple habite rue de la Ravine du Neubourg à Louviers. Le lendemain de sa naissance, son père se rend à la mairie de Louviers pour la reconnaître. Eugénie est l'aînée de sa fratrie. 
  
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Alors qu’elle est encore bébé, son grand-père paternel, Louis Charles FOURCAMPREY, meurt à l’hospice de Louviers à seulement l'âge de 51 ans.
Le 6 avril 1859, ses parents se marient, Eugénie est âgée de 1 an et elle est légitimée officiellement.
À cette époque, la loi prévoyait que lorsqu’un couple se mariait après la naissance d’un enfant qu’il avait reconnu, cet enfant devenait automatiquement « légitime ». C’était une procédure normale et très courante au XIXᵉ siècle.

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Le 21 mars 1869, sa mère décède prématurément à l'hospice de Louviers, âgée de 34 ans. Eugénie n’a que 11 ans.
L'année suivante, son père épouse en seconde noce Augustine Désirée DESTILLOIS. La famille s'agrandit.
Le 7 juin 1878, Eugénie donne naissance à son premier enfant, Augustin FOURCAMPREY. À cette période, elle exerce le métier de cardière, ce travail consiste à préparer les fibres textiles avant le filage.
Eugénie accouche au domicile de son compagnon, Léon Auguste LANGLOIS, situé place du Champ de Ville, maison Papavoine, à Louviers.
Elle est déclarée domiciliée chez son père, Louis Romain FOURCAMPREY, rue de Beaulieu. Louis Romain, marchand de peaux de lapin, se rend à la mairie de Louviers pour déclarer la naissance de son petit‑fils, accompagné du père de l’enfant, Léon Auguste LANGLOIS.

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Le 21 octobre 1878, à l’âge de 20 ans, Eugénie FOURCAMPREY, journalière, épouse à la mairie de Louviers, Léon Auguste LANGLOIS. Leur fils Augustin, né quelques mois plus tôt, est légitimé par leur mariage, comme le prévoit la loi pour les enfants nés avant l’union de leurs parents.
Pour cette journée, son père, Louis Romain FOURCAMPREY, est présent et donne son consentement.
L’acte précise qu’Eugénie ne sait pas signer, ce qui est courant à cette époque pour une jeune femme de milieu modeste. L’école n’était pas toujours accessible, et beaucoup de journalières ne maîtrisaient ni la lecture ni l’écriture.

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Après leur mariage, le couple quitte Louviers pour s’installer à Incarville, un village situé à un peu plus de 5 kilomètres. C’est là qu’ils commencent à fonder leur famille avec la naissance de leur fille, Marie Désirée LANGLOIS. Elle est née le 3 décembre 1880. C’est Léon Auguste LANGLOIS qui déclare cette naissance à la mairie. Il est accompagné de son beau‑frère, Louis Eugène FOURCAMPREY, âgé de 20 ans, équarrisseur de profession. 
Ce métier d'équarrisseur est celui d'une personne chargé de récupérer et traiter les carcasses d’animaux morts, un travail difficile mais courant à l’époque.

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Le métier d'équarisseur,
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L’année suivante, je retrouve sur les registres le décès de Augustin, leur premier enfant, enregistré dans la commune d’Incarville.
Le 27 février 1883, Eugénie accouche à son domicile d'un fils nommé Louis Eugène. C'est le père, Léon Auguste LANGLOIS, qui déclare la naissance à la mairie. Il est accompagné de son beau‑frère, Louis Eugène FOURCAMPREY, qui donne ses prénoms à l'enfant. 
L’année suivante, le 1ᵉʳ mai 1884, son frère Louis Eugène FOURCAMPREY épouse Clémentine Justine DUCY à Louviers. Eugénie et son mari Léon Auguste LANGLOIS sont présents au mariage et y sont témoins, un moment certainement heureux pour toute la famille. 
Le 9 janvier 1885, Eugénie donne naissance à Delphine Honorine au domicile familial, situé au 14 rue des Huilliers à Louviers, où le couple s’est récemment installé. C’est le père qui déclare la naissance à la mairie, accompagné, comme souvent, de son beau‑frère Louis Eugène FOURCAMPREY.

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La rue aux Huiliers à Louviers,  
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Quelques semaines plus tard, le 28 février 1885, Eugénie et son mari Léon Auguste LANGLOIS sont présents au mariage de sa sœur Alexandrine FOURCAMPREY qui épouse Émile Eugène GANTIER, un moment qui a réuni une nouvelle fois toute la famille.
À 29 ans, le 19 avril 1887, son grand‑père maternel Aimable SAINT‑OUEN, décède à l’âge de 86 ans, dans la commune Les Authieux‑sur‑le‑Port‑Saint‑Ouen, dans le département de la Seine-Maritime.
Le 23 octobre 1889, naît Élisa LANGLOIS. Léon Auguste est absent pour le travail, alors c'est le frère de Eugénie et son père qui vont à la mairie pour déclarer cette naissance. Eugénie FOURCAMPREY accouche à leur domicile au 7 rue du Pont de la Vierge à Louviers, appelée aujourd'hui rue Dupont de l'Eure, toujours dans la commune de Louviers.
Malheureusement, Eugénie FOURCAMPREY, à l'âge de 31 ans, se retrouve veuve avec quatre jeunes enfants. Léon Auguste LANGLOIS, son mari décède, le 19 novembre 1889, à leur domicile situé au 7 rue de l’Île à Louviers. Leur vie de couple s’arrête brutalement, laissant Eugénie seule pour élever leurs enfants.


Vers 1890, Eugénie entretient une relation non mariée avec un homme resté inconnu dans les archives.
Le 25 août 1891, naît à Louviers, Blanche Charlotte FOURCAMPREY, mon arrière‑grand‑mère. À cette période, Eugénie vit au 44 rue de la Ravine à Louviers. La naissance est déclarée par Louis Eugène FOURCAMPREY. Malheureusement aucun père n’est mentionné sur l’acte.
Quelques mois plus tard, Eugénie se rend à la mairie de Louviers pour se reconnaître être la mère de sa fille Blanche Charlotte FOURCAMPREY.

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Acte de Reconnaissance de Blanche Charlotte FOURCAMPREY.
Le 24 novembre 1892, Eugénie FOURCAMPREY accouche d’une fille prénommée Armantine Eugénie à son domicile situé au 7, rue du Pont‑de‑la‑Vierge à Louviers. La naissance est déclarée le lendemain à la mairie par Charles Alphonse BERRURIER, âgé de 75 ans, sellier de profession, demeurant également à Louviers.
Quelques semaines après cette naissance, le 20 décembre 1892, Eugénie FOURCAMPREY se rend elle‑même à la mairie de Louviers pour faire enregistrer l'acte de reconnaissance de sa fille.
À ce moment, Eugénie est journalière et vit toujours au 7, rue du Pont‑de‑la‑Vierge.
Elle est accompagnée de Charles Albert PATRICE, concierge, et Ovide GODFROY, journalier, tous deux âgés de 49 ans et amis de Eugénie.
Malheureusement, cette maternité est de courte durée. Le 23 janvier 1894, la petite Armantine Eugénie FOURCAMPREY décède au domicile de sa mère, au 7, rue du Pont‑de‑la‑Vierge à Louviers. Son décès est déclaré le lendemain à la mairie par Charles Albert PATRICE, le concierge déjà présent lors de l’acte de reconnaissance, accompagné du chef de bureau Théophile Louis LEPOISSONNIER.
Le 11 mai 1894, le deuil frappe de nouveau Eugénie avec le décès de son père, Louis Romain FOURCAMPREY, âgé de 61 ans. Il meurt à l’hospice de Louviers, situé rue Saint‑Jean, où il vivait ses derniers instants. À cette date, Eugénie a 36 ans. 
Le 5 avril 1896, Eugénie FOURCAMPREY accouche d’un enfant mort‑né au domicile de Louis BOTTÉ, situé dans la commune d’Acquigny. C’est Louis BOTTÉ lui‑même qui déclare le décès deux jours plus tard à la mairie.

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Quelques temps plus tard, je retrouve Eugénie FOURCAMPREY dans les recensements de la commune d’Acquigny, à la date du 14 mai 1896. Elle vit rue des Pâtis, au domicile de Louis Charles BOTTÉ, âgé de 42 ans, journalier, inscrit comme chef de famille.
Ce recensement nous montre clairement que Eugénie et ses enfants vivent sous le même toit que Louis BOTTÉ. Tout me laisse penser que celui‑ci a accueilli Eugénie et ses enfants après les années difficiles qu’elle venait de traverser.

Le 24 octobre 1899, Eugénie FOURCAMPREY donne naissance à Marie Albertine à son domicile, toujours situé dans la commune d’Acquigny. La déclaration est faite à la mairie par Eulalie HULOT, femme PRÉVOST, âgée de 53 ans, qui dit avoir assisté à l’accouchement. Elle est accompagnée de Ernest Xavier DRANCE, garde champêtre de la commune.
Le 15 novembre 1899, Eugénie se rend à la mairie d’Acquigny pour déclarer la reconnaissance de sa fille naturelle Marie Albertine FOURCAMPREY.
Le 1ᵉʳ mars 1902, Eugénie FOURCAMPREY, âgée de 43 ans et domiciliée au 39 rue Saint‑Germain à Louviers, est présente et consentante au mariage de sa fille Marie Désirée LANGLOIS.
La cérémonie a lieu à Acquigny. Sont témoins et également présents, Louis Charles BOTTÉ et de Louis Eugène FOURCAMPREY, le frère de Eugénie.
En 1906, dans le recensement de la commune de Saint‑Cyr‑du‑Vaudreuil, rue du Cavé, je retrouve Eugénie FOURCAMPREY, ménagère et Blanche FOURCAMPREY, sa fille, mon arrière-grand-mère, à la même adresse. Je retrouve aussi Louis BOTTÉ, journalier sans patron fixe, il est noté comme le chef du foyer.
Le 2 mars 1907, sa fille Blanche Charlotte FOURCAMPREY, mon arrière-grand-mère, épouse Ernest Auguste BLAINVILLE, mon arrière-grand-père, à l’hôtel de ville de Louviers. À cette date, Eugénie FOURCAMPREY est journalière, âgée de 49 ans, et réside au 46 rue de Paris à Louviers. Elle est présente au mariage de sa fille et donne son consentement.
En 1915, Eugénie FOURCAMPREY perd son fils, Louis Eugène LANGLOIS, mort pendant la Première Guerre Mondiale à seulement 32 ans.


En septembre 1925, Eugénie FOURCAMPREY perd sa fille, Blanche Charlotte FOURCAMPREY épouse BLAINVILLE, mon arrière-grand-mère. Elle décède à l’hospice de Louviers. Quelques jours plus tard, malheureusement, l'enterrement ne se déroule pas comme prévu.
Pour plus de détails, vous pouvez consulter les deux articles complémentaires : 
"À la mémoire de Blanche Charlotte FOURCAMPREY" et "Ernest Auguste BLAINVILLE : mon arrière‑grand‑père paternel". 
Cette disparition et cet évènement durant l'enterrement a dû marquer profondément Eugénie.
Les années passent et Eugénie rend son dernier souffle le 06 mai 1929, à l’âge de 71 ans, à son domicile situé au 7 rue Jean Leblanc à Louviers. La déclaration du décès est faite par les pompes funèbres et par Léon ALBERT, tisserand, qui est certainement voisin.

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Acte de décès d'Eugénie FOURCAMPREY. 

La vie de Eugénie FOURCAMPREY a été faite de moments difficiles qu'elle a affrontés avec courage tout en continuant à faire vivre sa famille malgré les épreuves. Son parcours, souvent marqué par les deuils, montre la réalité de nombreuses femmes de son époque.
Son histoire fait partie de notre mémoire familiale et permet de mieux comprendre le chemin parcouru par nos ancêtres.
Elle laisse une trace importante dans notre famille. Sa vie s’achève en 1929, mais son histoire continue à vivre à travers ses enfants et nous ses descendants.

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Pour vous situer dans mon arbre généalogique, voici le détail des générations :

4ème génération : Eugénie FOURCAMPREY (1858-1929), non dénommé, 

                                                
3ème génération : Blanche Charlotte FOURCAMPREY (1891-1925), épouse de Ernest BLAINVILLE
                                                
2ème génération : Julien BLAINVILLE (1921-2005), époux de Louise Lucienne BAILLY,
                                                
1ère génération :   Lucien Albert BLAINVILLE (1956-2001), 
                                                

                                 Natacha BLAINVILLE.


J'aimerais savoir ce que vous pensez de son histoire et si vous avez des expériences similaires dans votre propre famille. 


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