Aujourd'hui, je vous raconte l'histoire de mon arrière-grand-mère paternelle, Blanche Charlotte FOURCAMPREY, née le 25 août 1891 à Louviers. Sa naissance a été déclarée par son oncle, Louis Eugène FOURCAMPREY, et elle est née de sa mère, Eugénie FOURCAMPREY, sans que l'identité de son père ne soit connue.
En 1894, à l’âge de trois ans, elle fait face à la perte de sa sœur Armantine, âgée à peine de un an et demi, et quelques mois plus tard, c'est le tour de son grand-père, Louis Romain FOURCAMPREY âgé de 62 ans. À ce moment-là, elle vit avec sa mère en l'ancienne rue du Pont de la Vierge à Louviers, appelée aujourd'hui rue du Dupont de l'Eure.
Source :
Photographe : Paul FAUGAS,
rue du Pont de la Vierge, en 1898.
En 1896, sur les recensements je la retrouve vivant avec sa mère au domicile de Louis BOTTÉ à Acquigny.
En 1899, sa sœur Marie Albertine, naît à Acquigny, d'ailleurs elle aussi de père inconnu. Cela soulève en moi des interrogations sur l'identité de leur père, et j'ai quelques idées sur la question.
En 1906, toujours dans les recensements, je la retrouve encore avec sa mère au domicile de Louis BOTTÉ mais cette fois à Saint-Cyr-du-Vaudreuil.
Le 02 mars 1907, à seulement 16 ans, Blanche Charlotte FOURCAMPREY célèbre son mariage à l'hôtel de ville de Louviers avec Ernest Auguste BLAINVILLE, qui a 29 ans. À cette époque, Blanche travaille comme journalière et vit avec sa mère rue de Paris à Louviers. Ernest, charretier, réside quant à lui dans une rue voisine. On peut se demander si leur union était le fruit d'un coup de foudre ou d'un mariage de convenance. Quoi qu'il en soit, la cérémonie a été certainement un moment de joie et de partage. Parmi les invités se trouvent son oncle Joseph Alexandre ROSE, mari d'Alexandrine FOURCAMPREY et son demi-frère Louis Eugène LANGLOIS. Sa mère, Eugénie, est également présente et donne son consentement pour cette journée mémorable. Ce mariage marque le début d'une vie de famille pleine d'épreuves à surmonter.
L'année qui suit son mariage, Blanche met au monde son premier enfant, Charles Ernest, le 21 février 1908. Malheureusement, elle doit affronter cette épreuve seule, étant donné qu'Ernest est en prison. La fin de sa grossesse et la naissance de son fils sans son mari ont dû être des moments particulièrement difficiles pour elle. Ce premier fils ne survivra pas, il décède le 08 janvier 1909, à peine un an après sa naissance.
Malgré cette perte, le couple continue de fonder une famille. Le 02 août 1909, voit le jour, Madeleine Désirée BLAINVILLE qui vivra jusqu'en 1998. Le 20 février 1911, ils accueillent leur fille, Mercedes Ernestine Blanche BLAINVILLE, suivie par Roger Norbert BLAINVILLE, né le 10 mars 1912. Malheureusement, la famille subit une nouvelle perte en 1914 avec le décès de Simone Geneviève Raymonde BLAINVILLE, née le 13 janvier de cette même année.
Les années suivantes apportent encore leur lot de malheurs. En 1915, ils perdent leur fille : Marie Louise Renée BLAINVILLE, également née cette même année, et, Raymond Marcel BLAINVILLE, qui naît le 11 septembre 1916 mais décède le 19 octobre1916.
En 1920, ils accueillent Germaine France BLAINVILLE, suivie par Julien Albert BLAINVILLE en 1921, mon grand-père.
Cependant, la vie réserve encore des épreuves difficiles. Le 21 septembre 1925, Blanche Charlotte FOURCAMPREY décède à l'hospice de Louviers, après deux jours de souffrance en tentant de donner naissance à son dernier enfant, dont le nom et le sexe reste malheureusement inconnus. À seulement 34 ans, sa disparition laisse certainement un vide immense au sein de la famille.
Blanche sera inhumée quelques jours plus tard, mais son enterrement ne se déroulera pas comme prévu.
À l’arrivée du cortège funéraire au cimetière, la famille se retrouve face à une attente interminable. Le gardien, n’ayant pas été prévenu, n’est pas là pour l’inhumation. Cette situation, déjà difficile, aggrave l’angoisse des personnes présentes.
Finalement, après une attente insupportable, le gardien et son beau-frère prennent l’initiative de descendre le cercueil dans la fosse. Alors que les proches se rassemblent pour faire leurs derniers adieux, un incident terrible se produit. Un madrier mal positionné glisse et heurte le cercueil, provoquant un choc qui disjoint certaines planches. L’assistance, horrifiée, est marquée par cette scène troublante, ajoutant de la douleur à cette journée déjà très compliquée.

Source :
Document, obtenue via les archives communales.
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Document, obtenue via les archives communales.

Source :
Document, obtenue via les archives communales.
Cet évènement marquant a sûrement traumatisé nos aïeux et rappelle que la vie est souvent pleine d'imprévus. Les adieux peuvent parfois être difficiles, laissant des blessures intérieurs au sein des familles.
Blanche Charlotte FOURCAMPREY a vécu une vie marquée par des épreuves. Son histoire me touche personnellement. Je me pose beaucoup de questions sur la Psychogénéalogie et me demande si son histoire a pu influencer celle de ma famille et la mienne à travers les générations.
Si un spécialiste en Psychogénéalogie lit cet article, je l’encourage à partager ses réflexions et ses connaissances sur ce sujet, car cela pourrait être bénéfique à tous.
Pour vous situer dans mon arbre généalogique, voici le détail des générations :
3ème génération : Blanche Charlotte FOURCAMPREY (1891-1925), épouse de Ernest BLAINVILLE,
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2ème génération : Julien BLAINVILLE (1921-2005), époux de Louise Lucienne BAILLY,
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1ère génération : Lucien Albert BLAINVILLE (1956-2001),
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Natacha BLAINVILLE.
#genealogie #memoireancestrale
J'aimerais savoir ce que vous pensez de son histoire et si vous avez des expériences similaires dans votre propre famille.
Partagez vos expériences dans les commentaires !
Son histoire est touchante, votre article est bien documenter. Bravo à vous pour ce travail
RépondreSupprimerMerci beaucoup.
RépondreSupprimerTriste histoire !
RépondreSupprimerOui
RépondreSupprimerBien triste cette histoire il est vrai que cette époque était très difficile pour les femmes.
RépondreSupprimerOui, malheureusement.
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