Ernest Auguste BLAINVILLE : Mon Arrière-Grand-Père Paternel
Aujourd'hui, je vous raconte l'histoire de mon arrière-grand-père paternel, Ernest Auguste BLAINVILLE, né le 13 janvier 1878 au domicile de ses parents Delphin Alexandre BLAINVILLE et Françoise Rosine DELATTRE à Radepont. Ernest sera l'aîné de la fratrie.
L'été 1879, à l’âge d’un an et demi, il accueille son frère, Georges Gustave BLAINVILLE, à La Haye-Malherbe, tandis que la famille doit faire face à la perte de son grand-père paternel, Prosper Jean Baptiste BLAINVILLE, âgé de 67 ans, décédé à Radepont.
L'été 1879, à l’âge d’un an et demi, il accueille son frère, Georges Gustave BLAINVILLE, à La Haye-Malherbe, tandis que la famille doit faire face à la perte de son grand-père paternel, Prosper Jean Baptiste BLAINVILLE, âgé de 67 ans, décédé à Radepont.
En 1880, alors qu’il n’a que deux ans, Ernest perd son grand-père maternel, Pierre François José DELATTRE, à Montmain, âgé de 62 ans. Cette année-là, il voit également la naissance de sa sœur, Victoria Henriette Blainville, le 9 août à La Haye-Malherbe.
Les années suivantes sont marquées par des tragédies familiales. En 1885, à l’âge de sept ans, il subit le décès de sa sœur, Victoria Henriette. Dix jours après le décès de celle-ci, son frère Henry Gabriel naît, apportant certainement une nouvelle source de joie dans la famille.
L’année 1886 est particulièrement difficile pour Ernest, âgé de 8 ans, il perd sa mère, Françoise Rosine DELATTRE, à Heudebouville, le lendemain de la naissance de sa petite sœur Eugénie Albertine qui ne vivra que quelques heures. Cette perte a certainement laissé des traces profondes sur le caractère de Ernest. Après cette épreuve il se retrouve séparé de sa sœur Séraphine Augustine et de son jeune frère Henry Gabriel, ils seront confier à leur oncle maternel Toussaint DELATTRE, tandis que Ernest et Georges resteront avec leur père Delphin. Malheureusement, Séraphine décède chez son oncle à Darnétal, à seulement 6 ans. Je me demande encore aujourd'hui si, un jour, la fratrie a pu être réunie.
Ernest Auguste continue de grandir et malgré les épreuves, il voit naître plusieurs demi-frères et demi-sœurs entre 1889 et 1898.
En 1898, Ernest est inscrit sur les listes de service militaire, mais il sera exempté en raison de sa petite taille, il mesure 1m52. Son frère, Georges lui mesure 1m55. À ce sujet, je peux comprendre son expérience, car je mesure 1m58, ce qui fait de nous les "nains" de la famille !
Comme on dit par chez nous, "tout ce qui est petit est mignon", et je suis fière de faire partie de cette lignée.
Les années suivantes sont marquées par des tragédies familiales. En 1885, à l’âge de sept ans, il subit le décès de sa sœur, Victoria Henriette. Dix jours après le décès de celle-ci, son frère Henry Gabriel naît, apportant certainement une nouvelle source de joie dans la famille.
L’année 1886 est particulièrement difficile pour Ernest, âgé de 8 ans, il perd sa mère, Françoise Rosine DELATTRE, à Heudebouville, le lendemain de la naissance de sa petite sœur Eugénie Albertine qui ne vivra que quelques heures. Cette perte a certainement laissé des traces profondes sur le caractère de Ernest. Après cette épreuve il se retrouve séparé de sa sœur Séraphine Augustine et de son jeune frère Henry Gabriel, ils seront confier à leur oncle maternel Toussaint DELATTRE, tandis que Ernest et Georges resteront avec leur père Delphin. Malheureusement, Séraphine décède chez son oncle à Darnétal, à seulement 6 ans. Je me demande encore aujourd'hui si, un jour, la fratrie a pu être réunie.
Ernest Auguste continue de grandir et malgré les épreuves, il voit naître plusieurs demi-frères et demi-sœurs entre 1889 et 1898.
En 1898, Ernest est inscrit sur les listes de service militaire, mais il sera exempté en raison de sa petite taille, il mesure 1m52. Son frère, Georges lui mesure 1m55. À ce sujet, je peux comprendre son expérience, car je mesure 1m58, ce qui fait de nous les "nains" de la famille !
Comme on dit par chez nous, "tout ce qui est petit est mignon", et je suis fière de faire partie de cette lignée.
Source :
Cette même année, en novembre, son père Delphine épouse Justine LESUEUR. Ce mariage, je pense, a dû changer la vie d'Ernest, qui doit s'adapter à une famille plus nombreuse.
Le 13 septembre 1902, les deux frères, Ernest et Georges sont condamnés par le tribunal de Louviers à un mois de prison pour coups et blessures. D'après mes recherches, les frères BLAINVILLE avaient la réputation d'être des bagarreurs, une tendance qui semble s'être transmise dans nos gènes.
Le 13 septembre 1902, les deux frères, Ernest et Georges sont condamnés par le tribunal de Louviers à un mois de prison pour coups et blessures. D'après mes recherches, les frères BLAINVILLE avaient la réputation d'être des bagarreurs, une tendance qui semble s'être transmise dans nos gènes.
Le 2 mars 1907, Ernest Auguste BLAINVILLE âgé de 29 ans, épouse Blanche Charlotte FOURCAMPREY âgée de 16 ans, en l'hôtel de ville de Louviers. À cette période, il travaille comme charretier et est domicilié au 12 rue Huiliers à Louviers, sa future femme vit quant à elle au 46 rue de Paris, également à Louviers. Vivant à quelques rues l’un de l’autre, on peut imaginer qu’ils se soient rencontrés par hasard et qu’un coup de foudre soit né. Ce jour-là, son père Delphin est présent et donne son consentement lors de cette célébration.
Source :
Livret familiale.
Ernest a été condamné à 8 mois de prison pour complicité de vol avec recel, juste 15 jours avant la naissance de son premier enfant, Charles Ernest, né le 21 février 1908. De ce fait, il ne pourra pas assister à cette naissance. Mais malheureusement, ce premier enfant décède à l’âge de 13 mois en 1909. Cette période de détention a sans doute été un moment difficile pour lui, tout comme pour sa femme, Blanche, qui a dû surmonter seule cette naissance.
En août 1909, Madeleine Désirée voit le jour et vivra jusqu'en 1998, apportant certainement un peu de bonheur à la famille. Ernest, toujours charretier, déclare cette naissance en présence de son frère Georges. Le couple réside rue Saint-Jean à Louviers.
En 1911, le couple accueille Mercedes Ernestine Blanche, décédée en 1979. En 1912, Roger Norbert naît, et décède en 1973. À cette période, la famille a déménagé rue de Paris à Louviers.
Ernest et Blanche subissent plusieurs pertes douloureuses avec la mort de nourrissons : Simone Geneviève Raymonde née en 1914, décédée à environ 8 mois, Marie Louise Renée née en 1915, morte à environ 4 mois, Raymond Marcel né en 1916 qui ne vivra qu'un mois. Ces décès ont lieu pendant une période difficile, c'est le début de la Première Guerre Mondiale. Cette guerre cause beaucoup de souffrances et de pertes pour de nombreuses familles, y compris celle d'Ernest, qui doit faire face à des situations compliquées comme avec la perte ses demi-frères Mort Pour la France. Ces années de guerre lui a sans doute donné du chagrin.
Malgré ces tragédies, la famille a continué à s'agrandir avec la naissance de Germaine France le 20 janvier 1920, qui a vécu jusqu'en 1997, et de Julien Albert, né le 13 août 1921, qui deviendra mon grand-père paternel, décédé en 2005.
En août 1909, Madeleine Désirée voit le jour et vivra jusqu'en 1998, apportant certainement un peu de bonheur à la famille. Ernest, toujours charretier, déclare cette naissance en présence de son frère Georges. Le couple réside rue Saint-Jean à Louviers.
En 1911, le couple accueille Mercedes Ernestine Blanche, décédée en 1979. En 1912, Roger Norbert naît, et décède en 1973. À cette période, la famille a déménagé rue de Paris à Louviers.
Ernest et Blanche subissent plusieurs pertes douloureuses avec la mort de nourrissons : Simone Geneviève Raymonde née en 1914, décédée à environ 8 mois, Marie Louise Renée née en 1915, morte à environ 4 mois, Raymond Marcel né en 1916 qui ne vivra qu'un mois. Ces décès ont lieu pendant une période difficile, c'est le début de la Première Guerre Mondiale. Cette guerre cause beaucoup de souffrances et de pertes pour de nombreuses familles, y compris celle d'Ernest, qui doit faire face à des situations compliquées comme avec la perte ses demi-frères Mort Pour la France. Ces années de guerre lui a sans doute donné du chagrin.
Malgré ces tragédies, la famille a continué à s'agrandir avec la naissance de Germaine France le 20 janvier 1920, qui a vécu jusqu'en 1997, et de Julien Albert, né le 13 août 1921, qui deviendra mon grand-père paternel, décédé en 2005.
Le 09 mars 1925, Ernest perd son père et aura la lourde tâche de le déclarer à la mairie de Léry.
Quelques mois plus tard, le 21 septembre 1925, un drame frappe de nouveau la famille BLAINVILLE. Blanche Charlotte FOURCAMPREY, a perdu la vie à l'hospice de Louviers, après 2 jours de douleurs insupportables en essayant de donner naissance à son enfant dont, on ne saura jamais le sexe de ce petit être qui est malheureusement mort-né. C'est le directeur de l'hospice en personne qui a la tâche de déclarer le décès à la mairie. Ernest, alité et gravement malade a ce moment, a dû être rongé par le chagrin.
Mais le véritable drame ne s’est pas arrêté là. Quelques jours plus tard, lors de l’inhumation, le cortège funéraire a été frappé par un incident inattendu. À l’arrivée du corps au cimetière, le fossoyeur était introuvable. Ignorant l’enterrement, car l’employé de l’hospice avait oublié de le prévenir, et il a fallu plus d’un quart d’heure d’attente insupportable avant qu’il n’arrive. Face à l’impatience de la famille, le gardien, aidé de son beau-frère et deux employés de l’hôpital, on pris l’initiative de descendre le cercueil dans la fosse.
Quelques mois plus tard, le 21 septembre 1925, un drame frappe de nouveau la famille BLAINVILLE. Blanche Charlotte FOURCAMPREY, a perdu la vie à l'hospice de Louviers, après 2 jours de douleurs insupportables en essayant de donner naissance à son enfant dont, on ne saura jamais le sexe de ce petit être qui est malheureusement mort-né. C'est le directeur de l'hospice en personne qui a la tâche de déclarer le décès à la mairie. Ernest, alité et gravement malade a ce moment, a dû être rongé par le chagrin.
Mais le véritable drame ne s’est pas arrêté là. Quelques jours plus tard, lors de l’inhumation, le cortège funéraire a été frappé par un incident inattendu. À l’arrivée du corps au cimetière, le fossoyeur était introuvable. Ignorant l’enterrement, car l’employé de l’hospice avait oublié de le prévenir, et il a fallu plus d’un quart d’heure d’attente insupportable avant qu’il n’arrive. Face à l’impatience de la famille, le gardien, aidé de son beau-frère et deux employés de l’hôpital, on pris l’initiative de descendre le cercueil dans la fosse.
Alors que le moment de dire adieu à Blanche approchait, un madrier, mal placé, a glissé et est tombé, provoquant un choc terrible qui a fait disjoindre certaines planches du cercueil. L’assistance, horrifiée, a ressenti un émoi profond face à cette scène horrible. Le gardien s’est précipité dans la fosse pour redresser le cercueil, mais le mal était fait. La cérémonie, pris fin immédiatement dans une atmosphère de grande émotion, marquée par la douleur et l’incompréhension. Cet incident, tragique et inattendu, a gravé à jamais une empreinte dans l’histoire de la famille rappelant à tous que la vie peut être courte.
Source :
Document, obtenue via les archives communales.
Étonnamment, plusieurs membres de ma famille ont travaillé pour la mairie, certains même sont des employés des pompes funèbres. Cela me fait penser à la psychogénéalogie, qui explore comment les tragédies des ancêtres peuvent influencer les choix de vie de leurs descendants. Peut-être que l'histoire de Blanche, bien que méconnue, a laissé une empreinte sur notre famille et semble avoir joué un rôle dans les chemins que nous avons pris.
Malgré ce drame douloureux, Ernest continue de vivre. Je le retrouve en 1926 dans les recensements de la ville de Louviers, où il est journalier à la compagnie de Gaz. Lui et ses cinq enfants vivent rue Massacre.
En 1931, toujours dans les recensements, je le retrouve à nouveau rue Massacre, cette fois avec sa fille Germaine et son fils Julien. Sur ce même registre, quelques pages plus loin, j’aperçois ses autres filles : Madeleine et Mercédès. Ce qui m’interpelle dans ce registre, c’est qu’il est noté qu’elles sont hébergées dans la famille MARTIN, ce qui soulève une interrogation : pourquoi ce terme de "Fille" ? Ma première explication est que cette famille pourrait être liée à l’un des futurs époux des filles.
Le mystère pourrait un jour se résoudre, car mes recherches se poursuivent.
Source :
Le 17 janvier 1945, Ernest Auguste BLAINVILLE décède à l'âge de 67 ans, à l'hospice de Louviers, laissant derrière lui ses enfants et son frère Georges. Avant son hospitalisation, il est domicilié au 93 rue Beaulieu, qui est la même adresse que son frère Georges. Les deux frères étaient très proches tout au long de leur vie et ont vécu ensemble jusqu'à leur mort, partageant de nombreux souvenirs.La vie d’Ernest est un mélange de douleurs et de joies, mais son histoire est avant tout celle d’un homme tenace, qui, malgré les tragédies, a su trouver la force de continuer à avancer, à aimer et à créer des liens familiaux profonds. Son héritage se perpétue à travers ses descendants.
Pour vous situer dans mon arbre généalogique, voici le détail des générations :
3ème génération : Ernest BLAINVILLE (1878-1945) époux de Blanche Charlotte FOURCAMPREY,
↓
2ème génération : Julien BLAINVILLE (1921-2005), époux de Louise Lucienne BAILLY,
↓
1ère génération : Lucien Albert BLAINVILLE (1956-2001),
↓
Natacha BLAINVILLE.
#genealogie #memoireancestrale
J'aimerais savoir ce que vous pensez de son histoire et si vous avez des expériences similaires dans votre propre famille.
Partagez vos expériences dans les commentaires !
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Je suis touché par cette histoire de nos ancêtres et aussi de mon Oncle julien de ma tante Louise la sœur de mon papa et de mon cousin Lucien que j aimé bien tous ses souvenirs je rappelle Aujourd'hui combien il me manque merci ma petite co pour toute ses recherches gros gros bisous
RépondreSupprimerMerci beaucoup, pleins de gros bisous ma grande cousine
SupprimerBelle et tragique histoire de votre famille directe , en espérant que les autres branches de votre généalogie soient aussi chargées mais moins pénibles
RépondreSupprimerCordialement
Merci à vous
SupprimerBonjour
RépondreSupprimerC'est passionnant comme toujours.
Effectivement, le lien avec la psychogenealogie semble pertinent.
Un de vos ancêtres a été "mal enterré" et certains membres de votre famille ont veillé à ce que cela ne se reproduise plus, à réparer.
Avez vous trouvé des similitudes dans leur dates de naissance, leur prénoms avec la défunte ou son mari, ou les enf directs qui auraient pu être lourdement marqués par cet épisode.
Merci de faire vivre ces souvenirs avec autant de cœur. C'est très plaisant à lire
Merci beaucoup à vous.
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