Mon Quadrisaïeul Maternel

Alexandre Antoine Augustin Blé

Je vais vous raconter ce que je sais de la vie d’Alexandre Antoine Augustin Blé, mon arrière-arrière-arrière-grand-père, né à Abbeville dans la Somme le 12 février 1831. Fils d’Antoine Augustin Blé et de Marie Françoise Riquier, il a je pense traversé des périodes de joie et certainement de tristesse.

Dès son jeune âge, Alexandre a été confronté à des épreuves. En 1832, le choléra fait sa première apparition en France : l’épidémie touche d’abord le nord-est du pays, puis en mars, les premiers cas sont signalés à Paris. La violence de la maladie et sa méconnaissance sur le plan médical vont profondément traumatiser les Français. Dans ce contexte, la famille d’Alexandre est touchée, car son frère Alfred et sa grand-mère paternelle, Catherine Lambart, sont parmi les victimes de cette épidémie dévastatrice, marquant ainsi le début d’une série de pertes dans sa vie.

Source : 
Archives Départementales, 
Extrait :
Notice Historique à Abbeville. 

En 1848, son père, Antoine, décède, laissant Alexandre et sa famille dans une situation difficile. Malgré ces épreuves, Alexandre a continué à avancer. En 1853, avec sa future femme, il a eu une première fille, Marie-Sophie, née hors mariage, qu’il a reconnue, mais qui est décédée seulement 15 jours après sa naissance.

Le 15 avril 1854, Alexandre se marie avec Adèle Cressent, et ensemble, ils accueillent plusieurs enfants. Cependant, la vie ne lui a pas fait de cadeau. Seulement 3mois après leur mariage, ils perdent des jumeaux le jour même de leur naissance, une épreuve dévastatrice pour le couple. En 1855, leur fils Alexandre naît et deviendra plus tard, le père d’Émile Marius Blé. En 1858, une autre fille, Anna, vient au monde, et en 1859, au réveillon de Noël, leur fils Emile naît, mais il meurt à seulement trois mois.

La tragédie frappe à nouveau en janvier 1866, lorsque sa femme Adèle décède. Dans la même année, son oncle maternel, François Riquier, décède également, s'ajoutant à son chagrin (doc.1). Malgré ces pertes, Alexandre trouve un nouvel amour vers 1867 avec Clarisse Varlet. Cependant, cette relation ne durera pas, car elle décède deux semaines avant la mort de son fils Alexandre en 1869 agé de seulement 4 mois, laissant mon trisaïeul à nouveau confronté à la solitude et à la souffrance. 


doc.1 : Source : 

Archives Départementales, 

Registre d'état civil. 

En 1875, sa mère, Marie Françoise Riquier, décède, ajoutant une nouvelle épreuve à sa vie déjà marquée par le chagrin. L’année suivante, en 1876, il se rend à la mairie de Caudebec-lès-Elbeuf pour y déclarer le décès d'
Euphrasie Hénin, la mère de sa défunte épouse Adèle. Ce geste montre l'importance qu'il accorde aux liens familiaux, même après avoir perdu sa femme, et cela témoigne de sa loyauté envers les siens.

En octobre 1879, Alexandre est présent et consentant au mariage de son fils Alexandre Blé, il exerce le métier de tisseur et vit à Caudebec-lès-Elbeuf. Ce moment marque une lueur d’espoir dans sa vie marquée par tant de pertes, et il témoigne de la continuité de la lignée familiale.

En 1881, les recensements indiquent qu'Alexandre vit avec sa fille Anna à Caudebec-lès-Elbeuf, poursuivant ainsi son chemin après tant d'épreuves de la vie. En 1883, il est présent et consentant au mariage de sa fille Anna, une étape importante dans la vie familiale.

En 1884, il est enregistré comme vivant à Caudebec-lès-Elbeuf lors des recensementsPuis, en 1888, bien qu’il ne soit pas présent, Alexandre donne son consentement au second mariage de sa fille Anna. Ce consentement est officialisé devant le Notaire Charles HURRIER à Elbeuf, montrant son approbation pour ce mariage, tandis qu'il vit à Caudebec. (doc.2)

doc.2 : Source : 

Archives Départementales,

Registre Notarial.  

A cette époque, le consentement des parents était souvent nécessaire pour le mariage, car cela reflétait les valeurs familiales et assurant ainsi la stabilité de l'union. 

Malheureusement, le 07 août 1892, je le retrouve dans les journaux (doc.3) pour des faits de mendicité et de vagabondage à Oissel. Il est ensuite envoyé à la prison de Rouen, puis transféré à Paris, dans le 14e arrondissement, où il décède en la prison de la Santé, le 13 janvier 1893. 

doc.3 : Source :
Gallica, 
Journal "Le travailleur Normand". 

Ce dernier chapitre de sa vie souligne les difficultés auxquelles il a dû faire face, transformant son existence en une lutte constante pour la survie.

L’histoire d’Alexandre Antoine Augustin Blé est celle d’un homme courageux, confronté à des épreuves qui ont façonné sa vie et celle de sa descendance. À travers son parcours, je découvre les racines de ma famille et l’importance de se souvenir de ceux qui ont traversé tant de difficultés.


#Généalogie #Loyauté #Survie #Notaire 


J'aimerais savoir ce que vous pensez de son histoire et si vous avez des expériences similaires dans votre propre famille. 


Partagez vos expériences dans les commentaires ! 



Commentaires

  1. C'est bien de remettre en perspective pour les jeunes générations la vie decnos aînés qui était effectivement faite de lutte. Aucune caisse de retraite à l'époque pour adoucir les vieux jours, il fallait gagner son pain Jusqu'au bout

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    1. Oui, je suis d’accord, nous ne réalisons pas la chance que nous avons aujourd’hui. Nos ancêtres ont vécu des vies très difficiles.

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  2. Merci de partager son histoire ! J'aime vous lire.

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